En 2011, Nous avons effectué un bien agréable retour dans le passé de l'artiste  en compagnie notamment de membres de l'association "Art et Histoire de Wissant" que nous remercions chaleureusement. Voici les lieux où Fernand Stiévenart a habité et créé la plupart de ses oeuvres.

Le Thyphonium, demeure du couple Demont-Breton, Wissant

 

La Villa Siame : première demeure du couple Demon-Breton, Wissant.  Fernand Stiévenart l'a louée durant quelques années.

 

 La Villa Sainte Marie aux fleurs, Wissant. Construite et habitée par Fernand Stiévenart et sa femme, Juliette de Reul

 

80 Avenue Bel-Air à Uccle, Bruxelles, Belgique.  Maison de maître que Stiévenart a fait construire et dans laquelle il a habité jusqu'à la fin de ses jours.

 

 

Voici, pour illustrer, d'autres ateliers d'artistes (Virginie Demont-Breton, Valentine Pèpe, ...)

 

 

 

Fernand Joseph Jules Stiévenart est né à Douai le 21 mai 1862 et est décédé à Uccle (Belgique) le 22 janvier 1922.

villa

Il a été l'élève de Gustave Boulanger (1824-1888) et d'Adrien Demont (1851-1928).

Il fait partie de la fameuse école de Wissant.

"Il a fait ses études au Lycée de la ville de Douai mais c'est aux Ecoles Académiques que nous devons le suivre car c'est là surtout que se révélèrent ses aptitudes et se développèrent ses qualités. Son premier maître fut M. Constant Petit... De 1878 à 1880, F. Stiévenart suivit assidument les cours des Ecoles académiques et chaque année, dans chacune des trois divisions, remporta les premières médailles.

Il fût reçu l'un des premiers à l'école des Beaux-Arts où il fût primé" (extraits des recherches de Mme Choeur).

Dés 1888, il figure à Paris au Salon des artistes français avec des oeuvres représentant des paysages. Mais c'est en 1893 qu'il est devenu membre de la Société des artistes français et qu'il recevra un éloge (Mention honorable votée à l'unanimité qui le classait le premier parmi les mentionnés).

Tableaux exposés au Salon des artistes français:famille

1888 - "En Ardennes"
"Taureau à l'étable"
1889 -"Matin, en automne"
"Mon ami H.D."
1890 - "le soir"
"une famille"
1891 - "Portrait de M.J.S
1893 - "l'enfant prodigue" (voir tableau ci-dessous)
1894 - "Job"
"l'ermitage"
1895 - "l'ange et Tobie"
1896 - "le champ maudit"
1897 - "Elie"
1898 - "plaine endormie"
1900 - "Aux grands ormes"
1902 - "Paysage boulonnais"
1905 - "Juments aux herbages"
1908 - "Labourage"

Peu après 1893 et un terrible naufrage qui endeuilla Wissant, Stiévenart aidera Adrien Demont, tout comme Pierre Carrier-Belleuse et Félix Planquette, à fonder une société anonyme nommée l'Epave, dans le but de distribuer du matériel de pêche à ceux qui en avait perdu en mer.

Originaire de Douai, il y a vécu avec sa femme artiste peintre, Juliette De Reul, au n°7 rue Jean de Gouy jusqu'en 1895 (ou 1900) lorsqu'ils sont partis s'installer à Wissant (Pas de Calais) à la villa Sainte-Marie des fleurs. Il y créera son atelier. Atelier et villa qui seront d'ailleurs achetés et occupés à la fin de la guerre par l'artiste peintre Paule Crampel (rue Paule Crampel).

portraitIl recevra la Médaille de bronze à l'exposition universelle de Paris en 1900 qui accueillit plus de 50 millions de spectateurs. Et, il a obtenu la médaille 3ième classe au Salon des artistes français de 1902 avec un "paysage du Boulonnais".

A la fin de sa vie, il est parti s'installer en Belgique, à Uccle, au 80 avenue Bel-Air dans un magnifique hôtel de maître qu'il fit construire.

"De caractère très modeste et très simple, sans ambition intempestive, il est le premier à applaudir, sans fiel et sans envies, aux succès des camarades et le dernier à parler de ses oeuvres, si remarquées qu'elles soient" (extrait des recherches de Mme Choeur).

 

 

 

 

 

 

En 2011, Nous avons effectué un bien agréable retour dans le passé de l'artiste  en compagnie notamment de membres de l'association "Art et Histoire de Wissant" que nous remercions chaleureusement. Voici les lieux où Fernand Stiévenart a habité et créé la plupart de ses oeuvres.

Le Thyphonium, demeure du couple Demont-Breton, Wissant

 

La Villa Siame : première demeure du couple Demon-Breton, Wissant.  Fernand Stiévenart l'a louée durant quelques années.

 

 La Villa Sainte Marie aux fleurs, Wissant. Construite et habitée par Fernand Stiévenart et sa femme, Juliette de Reul

 

80 Avenue Bel-Air à Uccle, Bruxelles, Belgique.  Maison de maître que Stiévenart a fait construire et dans laquelle il a habité jusqu'à la fin de ses jours.

 

 

Voici, pour illustrer, d'autres ateliers d'artistes (Virginie Demont-Breton, Valentine Pèpe, ...)

 

 

Enfin, pour compléter ce retour dans le passé, voici quelques documents concernant la vie de Fernand Stiévenart retrouvés dans un fond d'atelier qui n'a pas encore été totalement exploré.

 

Sources
Bénézit, E. (1999) Dictionnaire et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. Tome 13. Gründ
Dufossé, F. (2002) Histoire de Wissant, des origines aux années 1930. Editions A.M.A. 203p
Harambourg, L. (2001) Dictionnaire des peintres paysagistes français au XIXe siècle. Ides et Calendes. 360p
Société des artistes français (1907) Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure, des artistes vivants. Paris
Société des artistes français (1888-1908) Catalogue illustré. Paris

Fernand Stiévenart a été l'élève de Gustave Boulanger (1824-1888), peintre académique et orientaliste français et a fréquenté l'atelier d'Emile Breton (1831-1902).

typhoniumIl fut aussi l'élève d'Adrien Demont. Ce dernier est né le 25 octobre 1851 à Douai. Aux côtés de Corot, il reçoit l'enseignement de Charles Blanc et d'Emile Breton dont il épouse la nièce, Viriginie, le 7 février 1880. Virginie Breton est issue de toute une lignée d'artistes. Du côté de sa mère, une De Vigne, la famille compte de nombreux musiciens, peintres ou architectes. Son père, Jules Breton, est considéré comme un des maîtres de la peinture flamande du XIXe siècle. Le couple Demont-Breton tombe amoureux de Wissant et décide de s'y installer définitivement. Ils y font construire leur demeure à « l’égyptienne » au-dessus du village avec l’aide de l’architecte belge Edmond de Vigne : le Typhonium est né.

Là-bas, au sein d'un paysage sauvage et désertique, le Typhonium devient un temple: temple d'une solitude totale en hiver, temple de travail où se retrouve l'été toute une société élitiste fantaisiste, temple enfin de l'école wissantaise. Le couple invite en effet d'autres artistes dans son atelier-villa où ils enseignent leur art. Dans cette école, s'exercent Fernand Stiévenart mais aussi Georges Maroniez, Félix Planquette, Henri et Marie Duhem-Sergeant, Alexandre Houzé, et Valentine Pèpe (liste établie par Annette Bourrut-Lacouture, historienne d'art, et Philippe Gallois, historien de Wissant). MM. Stiévenart, Maroniez et Duhem, tous Douaisiens, se connaissent depuis le collège. On parlera aussi de l'« École de la Côte d'Opale ». Parmi les amis des maîtres, nous retrouvons des peintres de Berck amis des Demont-Breton dont un des plus illustres étant Francis Tattegrain. Chacun s'inspire du site de manière personnelle. Ces artistes, en patriarches de Wissant, présentent leurs travaux lors des salons parisiens où ils sont maintes fois récompensés.

Wissant est une véritable cité d'artistes. Dans les années 1920, on y retrouve pas moins de 8 ateliers de peinture dont celui de Stiévenart mais aussi ceux du pastelliste Pierre Carrier-Belleuse, de Valentine Pèpe, d'Adrienne Ball-Demont, de Félix Planquette, de Fernand Quignon et de François Montholan.

Valentine Pèpe a été l'élève de Fernand Stiévenart.

De reulLa femme de Fernand Stiévenart, Juliette De Reul, est aussi une artiste peintre dont le nom apparaît au Salon des artistes français en 1898 avec "Fin de journée" et en 1901 avec "Chardons de ruines".

 

Son talent, oublié lui-aussi, mérite qu'on s'y attarde...Voici quelques unes de ses oeuvres qui font partie de notre collection:

 

 

 

 

 

 

Sources

Dufossé, F. (2002) Histoire de Wissant, des origines aux années 1930. Editions A.M.A. 203p